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XAVIER SPATAFORA

Xavier Spatafora travaille principalement à partir d’un matériau issu de la rue, façonné par le temps et par d’autres hommes : le mur d’affiches. Cette croûte de papier, qui s’accumule sur les murs de la ville, dans les tunnels de nos périphériques, est constituée de publicités sauvages, égrainées dans le temps pour nous annoncer tel concert, tel spectacle ou encore tel candidat.

 

Si ce matériau devient son principal moyen d’expression, c’est avant tout pour sa potentialité philosophique. Dans le matériau même est intégré le temps. Les affiches, annonçant un événement à une date précise sont recouvertes par d’autres affiches et la croûte devient carottage temporel...

S’il affectionne aussi ce matériau, c’est pour ses qualités et son potentiel plastique. Il est riche par sa matière, ses couleurs, ses écritures et tailles de polices variées, et son opposition couleurs vives et agressives sur le recto, ton doux et pastels sur le verso.

 

Il y trouve aussi une donnée qui archéologiquement et géologiquement représente en soi un de nos questionnements éternel et universel, celui du temps…

Le temps. 

Voilà le vrai questionnement qui relie les espaces, nos vies, nos imaginaires, notre réel, et nos visions du monde. Voilà le réel questionnement qui  relie toute l’œuvre de Spatafora.

MARC NUCERA

Fils d’ébéniste, Marc Nucera est sensibilisé tôt aux différentes essences de bois. Lorsqu’il travaillait en tant qu’ouvrier agricole, il ramenait de ses chantiers de gros blocs de bois issus de troncs d’arbres qu’il avait travaillés et qu’il entassait chez lui, sans trop savoir pourquoi. Avec la découverte de Brancusi, l’essence de la matière et l’état primaire de la forme se révélèrent à lui comme un art. Initié à l’art contemporain par le paysagiste Alain-David Idoux, Marc Nucera puise son inspiration du Land Art de Robert Smithson et de Richard Long, voire dans l’œuvre de Jean Arp et de Louise Bourgeois.

La démarche de Marc Nucera varie selon les sites dans lesquels il opère. Difficile de dire si son travail relève de l’architecture, du paysagisme, de l’artisanat ou encore de la sculpture. Après avoir sculpté le vivant “in situ”, il se lance dans le travail de troncs morts de différentes essences. L’arbre conserve son identité, son histoire, ses blessures.

Artiste invité au Domaine de Chaumont sur Loire - Saison d'art 2020-2021