CHARLOTTE CORY

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Visitorians  in Sancerre

Charlotte Cory partage son temps entre Londres et son atelier à Sancerre.  Connue pour son «Visitoriana», un univers post-darwinien fantastique fait de photographies et d’animaux empaillés de l’époque victorienne. Images retravaillées, ramenées à la vie, recomposées ensemble par la magie du photomontage, dans lequel les animaux sont d’éminents membres de la société. Des animaux? Pas tout à fait. Ses créations, basées sur le principe des cartes de visite photographiques du XIXème siècle, représentent des visiteurs venus d’un autre XIXème siècle qui aurait existé parallèlement à celui que nous connaissons.

 

Son travail fait partie de la Collection Royale de Windsor et a été présenté à plusieurs reprises à la Royal Academy of Art Summer Exhibition, au Bronte Parsonage Museum, au Shakespeare's Globe Theatre, au Sir John Soane's Museum de Londres. Ses oeuvres ont également été exposées en Allemagne, en Espagne, en Irlande et présentées dans des foires d'art internationales. En Novembre 2018, pour marquer le centenaire de l'armistice de la Première Guerre mondiale, elle a exposé au Camberwell College of Art. Environ six livres ont été publiés sur son oeuvre plastique. Charlotte Cory a aussi écrit des romans et des pièces pour la radio et des séries pour la BBC. Ses créations sont souvent décrites comme des "petites histoires sans texte".   "J’aime laisser au spectateur le plaisir de déduire les histoires des personnages que je représente. Parfois, je donne quelques indices. Mais pas toujours...".

 

Charlotte Cory est également connue pour ses papiers peints. A l’occasion de l'exposition à la Galerie 1947, elle a spécialement conçu Sancerre, un papier peint accompagné d'une installation sonore. “J’aime l’idée qu'Alain Fournier, l'auteur de Le Grand Meaulnes, mon livre préféré quand j'étais adolescente, ait vécu ici adolescent lui-même, puis qu'il a passé quelque temps à Londres et y travaillait pour une fabrique de papier peint vers 1914.  Je lui rends hommage ici en créant un papier peint, à l’endroit où il a vécu et qu’il convoque dans ses romans…  Dès mon arrivée à Sancerre, j'ai commencé à collectionner les petits papiers qui ont servi à la conception de ce papier peint. Petit à petit, j’ai commencé à faire toutes sortes de découvertes intéressantes sur les gens dont le nom est imprimé dessus, tant et si bien que c’est devenu une sorte de montage, visuel et auditif.  Le passé ne disparaît jamais vraiment.  Il se cache derrière chaque pierre, sous chaque tuile. Pourquoi pas sur le papier peint ? Il n'y a qu'à regarder et à tendre l'oreille.”