FRANÇOIS KENESI

© Jean Legrand

Le travail conceptuel de François Kenesi use de toute la palette des ‘arts visuels’ (dessin, peinture, photographie, outils digitaux, installations...).

Les projets induisent directement le choix des techniques, matières et supports, ce qui participe à la dimension réflexive de son œuvre.

De formation classique aux Beaux-Arts, à l’architecture et à l’urbanisme, il accorde aux questions de la figuration, de la géométrie et de l’espace une place centrale ; il s’attache à restituer le réel pour mieux s’en détacher.

L’image photographique joue un rôle particulier dans son cheminement artistique.

En parallèle de sa production personnelle, François Kenesi initie ou participe régulièrement au commissariat d’expositions ou à l’intervention d’artistes.

Né en 1967, il vit et travaille à Paris.

www.kenesi.fr

BIKINI

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Demande-t-on aux écrivains de faire un dessin en regard de leurs livres ? Pour les compléter, les expliquer, les justifier, les illustrer, peu importe. Pourtant nous n’envisageons pas de prime abord la possibilité d’une exposition, où le point de vue de l’artiste ne serait exprimé, comme si l’écrit se devait de nourrir d’emblée la création.

Dans cet accrochage, que voit-on ? Des vues multiples de cette île, improbablement implantée par la nature au milieu d’un grand fleuve, toujours regardée sous le même angle, porteuse d’une force propre, d’un certain mystère…

 

C’est un ensemble végétal des plus normal qui mis ainsi en forme et vu sous cet angle devient pour l’artiste extraordinaire, au point de provoquer une certaine fascination et de devenir un motif, un objet d’étude. 

Alors cette forme est observée en toutes saisons, à toutes heures, en toutes lumières, avec différents outils d’imagerie : photographie argentique (pellicule noire et blanche), téléphone portable, dessin, peinture à l’huile, aquarelle au graphite... Comme une énigme sous un microscope, quasiment une enquête.

Jusque-là, rien que le regardeur ou le lecteur de ces lignes ne sache déjà.

Ce qui est inattendu, et que seule la réalité sait inventer dans des proportions auxquelles on ne croirait pas au cinéma, c’est le nom, le surnom, de cette île au milieu de la Loire entre Briare et Saint-Firmin : Bikini ! 

Bikini !... on touche alors au surréalisme, on en perd les mots ; l’image se suffit à elle-même !

CQFD 

 François Kenesi